Promoting AI Development in France
Well, earlier, I was saying that we could have both
regulatory policies
and development policies.
So the question I want to ask now, since earlier,
we talked
about regulation, is what do we do to promote
the development of
artif-artificial intelligence in France and, more generally, of
digital technology, and how do we do it in a um, sovereign way?
And for that, we still need to free up
funding.
So how do we free up this funding?
First of all, yes, Ms. Knauf, I acknowledge a point of disagreement.
Speed up.
No, that's not what I was going to say, but…
You're going to say it right after.
Not at all. Now, I think you have a bit of a problem,
which is that you
You came with… No, that's not it, you came with ideas
preconceived, but let the debate happen, discuss,
let's discuss. There you go, we're trying to debate in order to move forward on this
issue.
We need a massive public investment plan.
We need a massive public investment plan.
It costs tens of billions of euros that need to be invested.
And yes, I believe in public investment,
that's clear.
Secondly, we need to reuse tools for access to
credit.
There is a public investment bank today that makes
choices that are
still sometimes very questionable choices.
So I'm in favor of bringing all that together in what could be called a public banking
division, in which we will facilitate access to credit.
And thirdly, wait, wait, Mrs. Knauf, don't say
just anything.
Public money, isn't that their money?
No, ma'am, Germany, you, Germany, you like Germany.
Usually, you say it's very, that it manages its finances
very well.
The Germans, they've just decided on an
investment plan worth several, more
than 500 billion euros.
So if you don't want us to make investment plans and fall
behind, let me finish.
In the end, in ten years, we might be struggling here at the
Vélodrome Stadium and you'll
say, "Oh dear, we're behind." So I,
am proposing things so that we
won't fall behind. Then, the third point,
we need private capital
as well. So we need to channel the savings that
exist in France today to
promote investments, namely domestic investments.
One very concrete measure to do that.
Today, with life insurance, you get a tax advantage.
Well, we make sure that this tax advantage
is reserved for
investments that are domestic investments.
You channel the savings that exist today to enable
French investors and companies to have
private capital available to them. And you have a policy and a
policy of
public planning. Our point of disagreement, Madame Knauf,
and I say this
without any controversy, is that you, you believe that the market will
decide.
all that. Well, the truth is, that's what we've been doing for years
and years
and it results in completely chaotic development.
How does it work with your friends in Venezuela and North Korea?
How is investment going? Venezuela is your friend.
We've got here, you've got a cash cow there.
No, you're comparing Germany, while I'm talking about your friends.
Ms. Knauf, Ms. Knauf, please, Ms. Knauf.
We've all talked about the fact that there were people who
were ahead of the curve on this issue. As for me, you know, I have plenty
to criticize China for, for example, but to say that we only put
forward investment projects that are sovereign investment projects,
forgive me, that's exactly what does,
what China is doing.
Invest billions of euros in investments.
We can talk about the Chinese model if you want.
Don't interrupt me, otherwise I think the people listening to us
won't understand anything. I'm telling you, I'm just proposing a few
concrete measures to direct investment.
Then, what do we do with the models?
That's the question you asked.
As for me, is our goal to be absolutely competitive in
the very
large models? That's a discussion we can have.
Mistral is focusing instead on application models
that are leaner and have immediate uses.
And finally, in my view, what we should do is rather
invest in technological breakthroughs.
So yes, we need a policy for
developing fundamental research,
yes, promoting applied research.
You know, I have a PhD in
applied mathematics, my first
professional commitments, were ten years ago at a start-up
that
was already working on artificial intelligence methods.
We have a tradition of this in France, we're strong in research on this
subject, we need to develop these, these, these projects.
So we need to invest in technological breakthroughs to stay ahead, and
particularly, in my view, on the issue of quantum technology.
I think quantum technology is the area France needs to
go all out on, because if we're the first to be able to industrialize and
By developing these technologies, we'll have an edge on the world
stage.
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Original transcript (French)
Bon tout à l'heure, je disais qu'on pouvait avoir à la fois des politiques de régulation et à la fois des politiques de développement. Donc la question que je veux poser maintenant, puisque tout à l'heure, on a parlé
de la régulation, c'est qu'est-ce qu'on fait pour promouvoir le développement de l'intelligence artif-artificielle en France et de manière plus générale du numérique et comment on le fait de manière euh, souveraine. Et pour ça, il faut quand même libérer des
financements. Donc comment on libère ces financements ? D'abord oui, moi, j'assume madame Knauf, un point de désaccord. Accélérez. Non, ce n'est pas ce que j'allais dire, mais...
Vous allez le dire juste après. Non pas du tout. Alors là, je pense que vous avez un petit problème, c'est que vous êtes venue avec des... Non, c'est pas ça, c'est que vous êtes venue avec des idées préconçues, mais laissez le débat, discutez,
discutons. Voilà, on essaye de débattre pour avancer sur ce sujet. Il faut un plan d'investissement public massif. Il faut un plan d'investissement public massif. Ça coûte des dizaines de milliards d'euros qu'il faut investir.
Et moi, oui, je crois à l'investissement public, c'est clair. Deuxièmement, il faut réutiliser les outils d'accès au crédit. Il y a une banque publique d'investissement aujourd'hui qui fait des
choix qui sont quand même des choix parfois très contestables. Donc je suis pour réunifier tout ça dans ce qu'on pourrait appeler un pôle public bancaire dans lequel on va faciliter l'accès au crédit. Et troisièmement, attendez, attendez madame Knauf, ne dites pas
n'importe quoi. L'argent public, ce n'est pas leur argent ? Non, mais madame, l'Allemagne, vous, l'Allemagne, vous aimez bien l'Allemagne. D'habitude, vous dites qu'elle est très, qu'elle a une manière de gérer ses côtes très bien.
Les Allemands, ils viennent de décider d'un plan d'investissement de plusieurs, de plus de cinq cents milliards d'euros. Donc si vous ne voulez pas qu'on fasse des plans d'investissement et qu'on prenne du retard, laissez-moi terminer.
À la fin, dans dix ans, on se débattra peut-être ici au stade Vélodrome et vous direz oh là là, on est en retard. Donc moi, je vous propose des choses pour qu'on ne soit pas en retard. Ensuite troisième élément,
on a besoin de capitaux privés aussi. Et donc il faut flécher l'épargne qui existe aujourd'hui en France pour favoriser les investissements, qui sont les investissements nationaux. Une mesure très concrète pour le faire.
Aujourd'hui, sur l'assurance vie, vous avez un avantage fiscal. Eh ben, on fait en sorte que cet avantage fiscal, il soit réservé pour les investissements qui sont les investissements nationaux. Vous fléchez l'épargne qui existe aujourd'hui pour permettre aux
investisseurs et aux entreprises françaises d'avoir des capitaux privés qui sont disponibles. Et vous avez une politique et une politique de planification publique. Notre point de désaccord madame Knauf, et je vous le dis
sans polémique, c'est que vous, vous considérez que c'est le marché qui va arbitrer tout ça. Et ben la vérité, c'est que c'est ce qu'on a fait depuis des années et des années et ça produit un développement absolument anarchique.
Ça se passe comment chez vos copains au Venezuela, en Corée du Nord ? Ça se passe comment l'investissement ? C'est vos amis le Venezuela. On est arrivé, vous avez une boîte à meuh là. Non mais vous comparez l'Allemagne, alors moi, je vous parle de vos copains. Madame Knauf, madame Knauf, s'il vous plaît, madame Knauf.
On a tous parlé là de, de, de du fait qu'il y avait des gens qui étaient en avance sur ce sujet. Alors moi, vous savez, j'ai plein de choses à reprocher à la Chine par exemple, mais dire qu'on ne met que des projets d'investissement qui sont des projets d'investissement souverain, pardonnez-moi, c'est exactement ce que fait,
ce que fait la Chine. Mettre des milliards d'euros d'investissements. On peut parler du modèle chinois si vous voulez. Ne me coupez pas la parole parce que sinon je pense que les gens qui nous écoutent ne vont rien comprendre. Je vous dis, je vous propose juste quelques mesures
concrètes qui permettent de flécher de l'investissement. Ensuite, qu'est-ce qu'on fait des modèles ? C'est la question que vous avez posée. Moi, est-ce que notre objectif, c'est d'être absolument concurrentiel sur les très
grands modèles ? C'est une discussion qu'on peut avoir. Mistral est en train de se concentrer plutôt sur des modèles applicatifs plus sobres et qui ont des usages qui sont des usages immédiats. Et ensuite, je termine, à mon avis, ce qu'on devrait faire, nous, c'est plutôt investir dans les sauts technologiques.
Donc oui, il faut avoir une politique de développement de la recherche fondamentale, oui, favoriser la recherche appliquée. Moi, vous savez, je suis docteur en mathématiques appliquées, mes premiers
engagements professionnels, c'était il y a dix ans dans une start-up qui travaillait déjà sur des méthodes d'intelligence artificielle. On a une école de ça en France, on est fort en termes de recherche sur ce sujet, on a besoin de développer ces, ces, ces projets-là.
Donc il faut investir dans les sauts technologiques pour être en avance et notamment à mon avis sur la question du quantique. Je pense que la question du quantique, c'est le sujet sur lequel la France doit mettre le paquet parce que si on est les premiers à pouvoir industrialiser et développer ces technologies, là, on aura une avance sur la scène
internationale.