Political Shift from Left to Right
And I'm here to explain why there are people who
turn away
from the left and begin to adopt
what are called right- wing views.
I started getting into
politics when I was about...
when I started high school,
so I was between fourteen and fifteen.
Then I started falling into the trap that says the left
is good and
the right is bad. I became more involved in the
extremes.
So I was really into France Insoumise,
I called myself a communist,
I was
there to take on fascists. I was young, really.
And I didn't ask myself questions,
I didn't question the truth I was
given
because to me, it had to be true.
I went to France Insoumise drinks
because I felt I belonged to a
community and a kind of revolution.
It was all one big joke in the end.
I began to question the
ideology I was being fed when I
realized
that the left was yielding to identity- based
and communal struggles that weren't necessary
in France.
Those famous decolonial summer camps.
So when they started discriminating
against a population based on the color of its
skin, namely white people, I said, “Hey,
that's racism.”
And they replied, “No, it isn't,
because you're a privileged white
heterosexual male,
shut up.” So I thought, “Wait, just because I'm,
well,
the norm here, I should apologize.”
So then, I began to understand that actually,
it was mainly
ideals that were completely won over
to neoliberal causes in the sense of,
“we defend our little community,
our little selves, our little space.”
So I said to myself, “Actually,
these people are liars, these people are
traitors.”
And I didn’t want to belong to
the camp of liars and traitors.
And then there are classes where
teachers spread their propaganda.
When we ask why, Éric Fassin answers,
it’s an article.
That’s all. It’s…
They have the truth, and you’re wrong.
They have the virtue of saying,
“We, we’ve done research in social
sciences.”
But wait, I too, can do research in social
sciences if I
want to. I mean, in practical terms, it’s within everyone’s reach.
So, these people are part
of the dominant ideology.
They're right, you're wrong. That's just how it is.
All progressive struggles, beyond leveling down,
that's what it is.
At my university, the professors talk about it constantly.
It's always a vision of society with an oppressor-oppressed
relationship. So, if you're lucky,
you're an oppressed person,
like… And if you're not, you're an oppressor.
So obviously, once again, I'm the white male
cishet, whatever.
Actually, concretely, no. Things can't work like that
because we
can't invent an imaginary culprit
for all these causes by projecting
personal problems, passing them off as social
facts and saying, “Oh,
well, there you go, we've got a culprit to exterminate.”
Because there's a lot of
hatred behind that too,
I think.
And every class,
it was a new battle of oppressed
victims, according to these
definitions. So first, there were women,
then homosexuals,
then transgender people, then Black people,
then Muslims.
And every time, it was, “Oh my God,
these people are oppressed.
Oh my God, we have to apologize
to them and grovel.”
That’s how I put it. I’ll never apologize for who I am
because,
well, I’m someone with my head screwed on
straight.
When I tell people at my university that
I’d like France to become France again,
I’m the fascist. So from that point on,
there can be no more discussion.
Besides, it’s always the people who avoid
debate.
Once, I’d shown a guy why
anti-white racism was
a reality and why was he talking bullshit.
He sulked. Well, he left.
These people avoid debate, actually,
every time because they know they
are
wrong.
End of transcript · 633 words · machine translated
Original transcript (French)
Et je suis ici pour expliquer pourquoi est-ce qu'il y a des gens qui se détournent de la gauche et qui commencent à adopter des points de vue dits droitards. J'ai commencé à me
politiser quand j'avais environ... À mon entrée au lycée, donc j'avais entre quatorze et quinze ans. Et puis j'ai commencé à tomber dans le piège qui dit que la gauche, c'est gentil et
que la droite, c'est méchant. Je me suis plutôt engagé dans les extrêmes. Donc j'étais à fond chez la France insoumise, je me définissais communiste, j'étais
là pour tacler du facho. C'était l'âge en fait. Et puis je me posais pas de questions, je remettais pas en cause la vérité qu'on me donnait parce que pour moi, c'était forcément vrai.
J'allais aux apéros de la France insoumise parce que je me sentais appartenir à une communauté et à une forme de révolution. C'était une grosse blague au final. J'ai commencé à remettre en question
l'idéologie qu'on me donnait quand je me suis rendu compte que la gauche se soumettait à des luttes identitaires et communautaires qui étaient pas nécessaires en France.
C'est les fameux camps d'été décoloniaux. Donc quand on a commencé à discriminer une population en fonction de sa couleur de peau, en l'occurrence les blancs, je me suis dit : « Eh, mais c'est du racisme ».
Et on m'a répondu : « Non, c'en est pas parce que mâle blanc hétérocis privilégié, ta gueule ». Du coup, je me suis dit : « Attendez, sous prétexte que je suis, bah,
la norme ici, je devrais m'excuser ». Donc du coup, j'ai commencé à comprendre qu'en fait, c'était surtout des idéaux qui étaient totalement acquis aux causes néolibérales dans le sens du «
on défend sa petite communauté, sa petite personne, son petit espace ». Du coup, je me suis dit : « Mais en fait, ces gens sont des menteurs, ces gens sont des traîtres ».
Et j'avais pas envie d'appartenir au camp des menteurs et des traîtres. Et il y a les cours où les profs font leur propagande. Quand on demande pourquoi, il y a Éric Fassin qui répond,
c'est un article. C'est tout. C'est... Ils ont la vérité et vous, vous avez tort. Ils ont la vertu de « nous, on a fait des recherches en sciences
sociales ». Mais attendez, moi aussi, je peux faire des recherches en sciences sociales si je veux. Enfin concrètement, c'est à la portée de tout le monde. Donc du coup, ces gens
sont dans l'idéologie dominante. Ils ont raison, vous avez tort. C'est comme ça. Toutes les luttes progressistes, au-delà du nivellement par le bas, c'est ça. Dans ma fac, les profs en parlent en permanence.
C'est toujours une vision de la société avec un rapport oppresseur-oppressé. Donc, si vous avez de la chance, vous êtes un oppressé, genre... Et si vous en avez pas, vous êtes un oppresseur. Donc évidemment, je suis encore une fois le mâle blanc
hétérocis, machin, bidule. En fait, concrètement, non. Les choses peuvent pas marcher comme ça parce qu'on peut pas inventer un coupable imaginaire à toutes ces causes en transposant des
problèmes personnels, en les faisant passer pour des faits sociaux et dire : « Ah bah tiens, on a un coupable à exterminer ». Parce qu'il y a beaucoup de haine derrière
ça aussi, je pense. Et chaque cours, c'était une nouvelle lutte de victimes opprimées, selon ces définitions. Donc d'abord, il y avait les femmes,
puis ensuite les homosexuels, puis ensuite les transgenres, puis ensuite les Noirs, puis ensuite les musulmans. Et à chaque fois, on était dans le « Oh mon Dieu, ces personnes sont opprimées.
Oh mon Dieu, on doit s'excuser pour elles et ramper ». Je le dis comme ça. Jamais je m'excuserai de ce que je suis parce que, bah, je suis quelqu'un de droit dans mes
baskets. Quand je dis à des gens de ma fac que j'aimerais que la France redevienne la France, je suis le facho. Donc à partir de là, il y a plus de discours possible.
D'ailleurs, c'est toujours les gens qui fuient le débat. Une fois, j'avais démontré à un mec pourquoi est-ce que le racisme anti-blanc était une réalité et pourquoi est-ce qu'il disait des conneries.
Il a boudé. Enfin, il est parti. Ces gens fuient le débat, en fait, à chaque fois parce qu'ils savent qu'ils ont tort.