Discussion on Racial Inequality and Safety
Há um sistema que mantém os não
brancos em baixo e os brancos
em cima.
E nós queremos destruir
o sistema, só isso.
E, para isso, temos de nos organizar,
ser solidários uns com os
outros. Quando o Estado se demitiu,
quando o Estado abandonou os seus filhos,
nós não os abandonamos e estamos todos
juntos.
Será que agora podemos garantir
aos nossos filhos que vão
conseguir chegar à idade
adulta? Não. Podemos
garantir aos nossos pais
que não lhes vão amarrotar
ou arrancar o véu? Não.
Portanto, a partir do momento em que
não podemos garantir a segurança.
Porque o Estado, esse é o pacto,
o contrato social de base,
é segurança,
segurança. Sejamos
bons ou maus, morremos.
Uma menina tem doze anos.
Oito tiros. Isso significa que, de todo modo,
sejamos bons ou maus, vamos levar
tiros. Então, precisamos parar de nos
condicionar a morrer, precisamos criar
nossa própria proteção.
Oficinas, grupos de discussão.
Quando há uma abordagem policial,
não saímos mais sozinhos.
Não funciona.
Houve gente que morreu sob custódia
esta semana, em Saint- Ouen, um cara,
morreu. Isso quer dizer que
também é preciso recolocar a
questão de como nos
protegemos. E, muitas vezes,
quando são árabes e negros que se
protegem, isso é
malvisto. Mas não,
quando são brancos identitários que
circulam por
Lyon num grupo neonazista, ninguém se incomoda.
Vamos exigir
igualdade, mas não até o fim.
Isso quer dizer que, se houver um minuto de silêncio,
se houver um pouco de símbolo, vamos
ficar feliz. Não, isso acabou.
O que é preciso, é algo que tenha impacto sobre
nossas vidas.
E noto que as pessoas, estão cada vez mais se
organizando, elas
estão cada vez mais criando solidariedades, estão
saindo. E então o medo, não vai nos
dominar, afinal.
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Original transcript (French)
Il y a un système qui fait que les non-blancs sont en bas et que les blancs sont en haut. Et nous, on veut détruire le système, c'est tout.
Et pour ça, il faut qu'on s'organise, qu'on soit solidaires les uns avec les autres. Quand l'État, il a démissionné, quand l'État, il a abandonné ses enfants, nous, on les abandonne pas et on est tous
ensemble. Est-ce que là, on peut garantir à nos enfants qu'ils vont réussir à atteindre l'âge adulte ? Non. Est-ce qu'on
peut garantir à nos parents qu'ils ne vont pas se faire chiffonner ou arracher le voile ? Non. Donc à partir du moment où on ne peut pas garantir la sécurité.
Parce que l'État, c'est ça le pacte, le contrat social à la base, c'est sécurité, sécurité. Qu'on soit bon ou mauvais, on
meurt. Une fillette, elle a douze ans. Huit balles. Ça fait que dans tous les cas, qu'on soit bon ou mauvais, on se fait tirer dessus. Donc il faut qu'on arrête de se conditionner à mourir, qu'on rentre
dans une protection nous-mêmes. Ateliers, groupes de paroles. Quand il y a un contrôle de police, on sort plus tout seul. Ça marche pas.
Il y a des gens qui sont morts en garde à vue cette semaine, Saint-Ouen, un gars, il est mort. Ça veut dire qu'il faut aussi reposer la question de comment on se
protège. Et souvent, quand c'est des Arabes et des Noirs qui se protègent, c'est mal vu. Mais non, quand c'est des blancs identitaires qui se
baladent à Lyon en groupe néonazi, ça dérange personne. On va demander l'égalité, mais pas jusqu'au bout. Ça veut dire que s'il y a une minute de silence,
s'il y a un peu de symbole, on va être content. Non, là, c'est fini. Ce qu'il faut, c'est quelque chose qui a un impact sur nos vies. Et je remarque que les gens, ils sont de plus en plus en train de
s'organiser, ils sont de plus en plus en train de créer des solidarités, ils sont en train de sortir. Et bah la peur, elle nous aura pas en fait.