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Elle est le nouveau visage de la répression iranienne.

Bita Emati est condamnée avec son mari et deux de ses voisins à la peine capitale.

Reconnue coupable par un tribunal révolutionnaire d'avoir mené des actions pour le compte des Etats-Unis,

en réalité, selon deux ONG, elle pourrait être exécutée pour avoir participé aux manifestations de janvier à Téhéran.

Ce serait la première manifestante tendue cette année en Iran.

Il n'y a rien qui puisse justifier un jugement aussi dur.

Ce sont des jugements avec des accusations très générales, sans détail,

souvent basées sur les rapports des services de sécurité.

Ces trois derniers mois, Bita est emprisonnée, torturée, contrainte à faire des aveux forcés à la télévision.

Face à elle, le chef du système judiciaire iranien, symbole de la répression sanglante.

Nous devons prononcer beaucoup plus de peines, tant en matière de confiscation des biens que de condamnation à mort.

Il faut vraiment accélérer le processus pour les condamner.

C'est la personne qui a énoncé un certain nombre de directives pour le système judiciaire,

pour les inciter à juger de manière extrêmement expéditive.

Ce qu'on peut dire, c'est le choix d'une politique de la terreur qui a été fait par le gouvernement iranien,

pour empêcher que les gens descendent dans la rue, pour empêcher que les gens se mobilisent,

parce que les mobilisations n'ont jamais été aussi fortes depuis des années.

En un an, 1639 personnes, dont 48 femmes, ont été exécutées en Iran.

Le plus lourd bilan depuis 36 ans.

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